L’inclusion financière correspond à l’ensemble des dispositifs mis en place pour lutter contre l’exclusion bancaire et financière.
Elle cherche à faciliter l’accès des populations exclues du circuit bancaire traditionnel grâce à des produits et des services financiers à faible coût comme le microcrédit.
L’inclusion financière est assurée par divers organismes, dont les institutions de micro-finance, les coopératives, distribuant des micro-assurances, etc.
Principes fondateurs de l’inclusion financière
Selon la Banque Mondiale, 2 milliards de personnes, soit 38 % de la population adulte, n’utilisent aucun service financier « formel ». Cette exclusion culmine parmi les plus pauvres : dans cette catégorie sociale, plus d’un ménage sur deux n’a pas de compte en banque en raison des frais induits, de l’éloignement des agences ou des démarches administratives à effectuer.
L’inclusion financière vise notamment à bancariser les plus pauvres, à leur permettre de financer leurs activités, d’épargner et de se protéger contre les risques de la vie courante.
Organisations non gouvernementales, coopératives, établissements de développement communautaire, banques commerciales ou banques d’État, compagnies d’assurance, fournisseurs de carte de crédit : les distributeurs impliqués dans l’inclusion financière ont pour objectif de lutter contre la pauvreté tout en assurant leur propre viabilité économique.
Inclusion financière : les besoins à satisfaire
Un compte courant ou de dépôt peut favoriser l’inclusion financière totale en ouvrant la voie à un plus large éventail de services financiers. Beaucoup de chemin reste cependant à parcourir :
- plus de 70 % des adultes gagnant moins de 2 dollars/jour n’ont pas de compte en banque ;
- plus de 50 % de la population des pays en voie de développement n’a pas de compte en banque alors que cette proportion n’est que de 10 % dans les pays développés ;
- l’exclusion financière touche surtout les femmes qui ne sont que 37 % à détenir un compte bancaire dans les pays en voie de développement contre 46 % pour les hommes.
Des solutions alternatives à la bancarisation pour favoriser l’inclusion financière
Dans les pays en voie de développement
De nombreuses solutions favorables à l’inclusion financière se développent dans les pays en voie de développement. Parmi les plus importantes, on peut citer :
- les opérateurs postaux ;
- les institutions de microfinance ;
- le « mobile-banking ».
Exemple : au Kenya, près de 7 adultes sur 10 utilisent leur téléphone pour payer leurs factures ou gérer leurs transferts d’argent.
Dans les pays développés
L’inclusion financière concerne aussi les pays développés.
Surendettement et précarisation de travailleurs à faibles revenus contribuent à éloigner une fraction de la population de l’accès aux services bancaires traditionnels.
En mai 2013, la Commission européenne a publié une proposition de directive afin de faciliter l’ouverture d’un compte courant auprès de n’importe quel établissement de crédit et à simplifier la mobilité bancaire.