Certaines banques ont mis en place un système de carte bancaire caritative qui, à chaque transaction, prélève quelques centimes d’euros au profit d’une association.
Potentiel de la carte bancaire caritative
La première tentative française de ce type de carte solidaire remonte à 2002. Les offres sont désormais nombreuses, augmentant le potentiel de la carte caritative :
- Un client de banque fait en moyenne par an :
- 113 paiements par carte d’un montant de 48 € environ ;
- et 26 retraits ;
- Pour des prélèvements de 1 € par paiement par carte, cela représente donc un don potentiel d’environ 113 € à l’association.
Offres de cartes bancaires solidaires
Le Crédit coopératif, la Société Générale, la Banque Postale, le LCL-Crédit Lyonnais, le CIC-Crédit Mutuel, puis BNP Paribas, et enfin la BPE, ont tous suivi le mouvement, chacun à leur manière.
Ces cartes, à part les dons qu’elles ajoutent à chaque paiement, fonctionnent exactement comme une carte bancaire ordinaire. Vous pourrez y ajouter les mêmes options.
La particularité des cartes bancaires caritatives est que, selon la banque chez qui vous prenez votre carte, pour gérer vos dons vous pourrez préciser :
- un montant seuil à partir duquel le don est prélevé : par exemple, quelques centimes, voire euros de prélevés pour tous les paiements par carte supérieurs à 20 € ;
- la ou les associations qui bénéficieront de vos dons ;
- une éventuelle modulation du montant des dons en fonction des associations choisies.
Limite de la carte bancaire caritative
Le gros point faible de la carte bancaire caritative est qu’elle ne vous fait pas profiter de la réduction d’impôt de 75 % des sommes versées :
- En faisant un don directement à une association, vous pouvez profiter d’un abattement sur votre impôt sur le revenu.
- Avec une carte bancaire caritative, c’est la banque qui regroupe la totalité des dons et le transmet aux associations : c’est donc elle qui profite de cet avantage…
- Certaines banques proposent alors de transférer directement le prélèvement du client à l’association afin qu’il profite de cet atout fiscal.
- Pensez donc bien à demander à votre banque quelle est sa politique à ce sujet avant de souscrire à cette offre.